Le foyer du XXIème siècle sera informatisé, ou ne sera pas....

Avec la démocratisation des technologies de pointe, il n'est pas si inintéressant d'envisager d'informatiser sa maison ou son appartement, lors de sa construction ou de sa rénovation. Cependant, plusieurs questions se posent : comment faire ; pour quoi faire ; avec quoi faire... Je vais me baser sur mon expérience personnelle pour amener quelques pistes. Attention ce post est certainement voué à vous faire baver... Ou hurler. Au choix.

On en parle beaucoup, tout du moins de plus en plus. Le foyer moderne doit être communicant, permettre de profiter des différents média dans toutes les pièces. Mais force est de constater que ça n'est pas toujours évident de faire soi-même et avec des moyens relativement simples, quelque chose qui ressemble à une maison communicante.

Tout au long de ce billet, je m'attarderai sur les points suivants :

  1. L'épine dorsale du réseau : câblage ; matériel actif ; etc...
  2. La connexion Internet : ADSL ; fibre.
  3. La philosophie du réseau en terme de sécurité et d'accés aux données, le rôle du serveur.
  4. La diffusion des médias dans la pièce de loisirs.
  5. La distribution des médias dans toutes les autres pièces.
  6. Les autres rôles et choix du serveur...

1. L'épine dorsale du réseau : câblage, matériel actif, etc...

Que l'on soit en rénovation, ou en construction neuve, il est toujours très important de se poser la question de comment le réseau sera architecturé. En fonction des besoins à prévoir, les travaux peuvent être lourds. Il convient de prévoir à l'avance l'emplacement du matériel actif, et de tous les appareils susceptibles d'accéder au réseau. La solution de facilité reviendrait à utiliser le Wi-Fi ou le Courant Porteur en Ligne (respectivement réseau sans fil, et réseau passant par les fils électriques), mais comme nous allons le voir, ces technologies offrent de sérieuses limitations.

A. Un réseau "en dur", ou rien ?

Le Wi-Fi, le CPL, ont de nombreux avantages, comme le fait de ne pas avoir à taper dans les murs ou de passer dans des goulottes pour rajouter des câbles réseau. Le CPL est même très bien pour des appareils fixes puisque les adaptateurs proposent maintenant de brancher électriquement l'appareil (ordinateur, etc...) sur une prise secteur disposée sur l'appareil. Le Wi-Fi, quant à lui, se montre très vite intéressant dés lors que l'on adopte une utilisation nomade au sein du foyer.

Sur le papier, ces technologies ont tout pour être géniales. A ceci près qu'en réalité, il y a de nombreux obstacles à leur bonne exploitation. Le Wi-Fi a connu un essor certain ces dernières années, notamment avec la multiplication des ordinateurs portables dans les foyers, des consoles portables communicantes, des smartphones dotés du Wi-Fi, etc... Le Wi-Fi permet, dés lors que l'appareil est doté de batteries, de s'affranchir du fil à la patte. Mais regardons bien, au fond, se déplace t'on réellement de pièce en pièce avec notre ordinateur portable ? Non. Bien souvent, on le prend, on s'installe quelque part, et on ne bouge pas. Sauf pour aller chercher l'adaptateur secteur pour cause de batteries vides. Ce maigre avantage du sans-fil vaut-il le coup de s'ennuyer avec des paramètrages de sécurité abracadabrantesques ? Pas sûr. Car oui, le Wi-Fi, nécessite un bon paramétrage en terme de sécurité. Un réseau Wi-Fi mal sécurisé offre une porte ouverte aux petits malins qui profiteront de votre connexion internet, ou qui iront fouiller dans vos documents. Quand on connaît les limitations de certains périphériques, comme la Nintendo DS, qui ne supportent que la protection WEP (la plus ancienne ; la plus facile à pirater), on comprend que ça devient très vite un dilemme que d'adopter un cryptage correct (WPA2). Et c'est sans compter les interférences possibles, les murs épais...

 

Sécurité et WiFi

Choisir de monter son réseau en WiFi peut être séduisant mais impose

de prendre en compte certaines contraintes techniques telles que la sécurité.

 

Il faut ajouter à cela que Wi-Fi et CPL sont des méthodes de transmission où chaque client se partage la bande passante maximale. Si ce partage est dynamique, il suffit d'un peu d'activité sur le réseau pour que tout le monde ait l'impression de ramer. Et c'est là que le bâts blesse : la bande passante on en a besoin. Un maximum. Et on ne peut pas non plus se permettre de ramer parce qu'on traverse un mur de 25 cm de briques.

B. Réalisation du réseau filaire.

Nous avons vu qu'un réseau dédié, en dur, avec son propre câblage, était préférable. D'abord, les débits maximum seront bien plus élevés, mais aussi, votre réseau sera plus fiable et facile à sécuriser. Sur ce dernier point, le seul canal de sortie sera le modem-routeur...

Côté câblage, on ne partira pas vers la fibre optique. Trop coûteuse, et difficile à mettre en oeuvre pour un particulier (matériel actif cher ; très sensible mécaniquement). On lui préférera le bon vieux câble 4 paires de catégorie 6 à prises RJ45. Correctement blindé, il assure des débits allant jusqu'à 10 Gigabit par seconde, soit un giga-octet/s. Un débit plus que correct que l'on ne pourra pas encore atteindre avec le matériel pour particulier avant quelques années. Et c'est sans compter les évolutions de la norme éthernet qui offriront des débits encore plus élevés, avec les même câbles.

On préférera faire un réseau en étoile, où chaque appareil verra son câble propre converger vers la zone de brassage. Certains appareils pourront mutualiser un câble via un brassage secondaire : leurs besoins en bande passante étant faibles, ou non concurrents ; le passage de multiples câbles difficile ; etc...
Ce regroupement pourra se faire à l'aide d'un switch. Nous verrons ce qu'il convient de choisir en ce cas dans le paragraphe traitant du matériel actif.

 

Exemple de typologie d'un réseau local filaire.

Le réseau tel qu'il est chez moi.

C. Le matériel actif.

Il fut un temps où le matériel actif proposé aux particuliers se limitait à des hubs limité à 10Mbps. Pas trop onéreux, cet appareil avait pour inconvénient de partager la bande passante sur toutes ses prises. Quand 8 personnes se connectaient à un hub 10Mbps, ces 8 personnes se partageaient ces 10Mbps. Les informations transitaient partout. Le réseau s'en trouvait facilement engorgé.

 

 

Hub Intel 10Mbps du  siècle dernier. 

Une antiquité qui fait sourire de nos jours, mais qui rendait pourtant de fiers services il y a une dizaine d'énnées : un hub. N'est-ce pas Zatras ? Tongue out

 

Outre le débit qui a bien évolué, l'offre en terme de fonctionnalités a aussi bien évolué : On préférera maintenant un switch. Le switch a la particularité d'aiguiller les communications. Il permet donc d'offrir la totalité de la bande passante annoncée à tous les utilisateurs en même temps. Si ce switch est annoncé comme pouvant travailler à 1Gbps (128Mo/s), chaque prise pourra débiter en même temps à la vitesse de 1Gbps. Il est cependant évident que si tout le monde communique avec une seule machine, le lien allant vers cette machine sera limitant. Dans notre cas, on partagera quand même un seul "petit" 128Mo/s. Les performances d'un switch sont fonction du prix, mais un appareil de moins de 100€ est suffisant dans le cadre d'un usage domestique, sauf à avoir à câbler 16 prises...

Switch 8 ports 1Gbps 3Com.

Un switch 3Com OfficeConnect de 8 ports 1Gbps comblera la très large majorité des utilisateurs, pour un prix abordable.

 

La solution que j'ai personnellement retenue est la suivante : L'appartement que je rénove actuellement sera intégralement câblé en Cat 6. Il y aura en tout 16 prises réseau qui sont toutes câblées vers une "armoire" de brassage qui contiendra un switch 16 ports de 1 Gbps. Une prise ira vers l'entrée de l'appartement où siègera le modem-routeur (celui-ci étant placé pas loin du tableau électrique et de l'arrivée du téléphone, et dans l'avenir, de la fibre optique Internet). La zone informatique du salon sera elle désservie par un seul câble (donc une seule prise), malgré la profusion d'appareils connectés. La conformation de l'appartement interdit de passer un nombre important de câbles vers cette zone. Un switch Gigabit de 8 ports sera alors utilisé pour segmenter l'accés au réseau au PC principal et aux consoles. Les consoles n'ayant que des besoins très limités en terme de bande passante, ou non concurrentiels, elles ne géneront pas réellement le PC. Et vice-versa.

Switch 16 ports Gigabit DLink.

Switch 16 ports 1Gbps DLink. Pour ceux qui veulent mettre du réseau partout !

 

2. La connexion Internet : ADSL, fibre.

 

 

L'ADSL est actuellement la norme en terme de connexion Internet. Connexion numérique transitant par la paire de cuivre téléphonique, elle offre des débits pouvant aller jusqu'à 20Mbps en réception, et 2Mbps en émission (Les débits dépendent aussi de l'offre souscrite, de l'opérateur...). Tout du moins, pour le particulier. Ces débits sont actuellement intéressants, mais uniquement disponibles pour les citadins pas trop éloignés de leur central téléphonique. A terme, la fibre optique devrait pouvoir offrir des débits allant jusqu'à 1Gbps symétriques (dans un premier temps la France plafonnera à 100Mbps ; le japon, très en avance, commence à déployer la fibre à 200Mbps).

 

Un faisceau de fibre optique.

La fibre optique est l'avenir du haut débit. Son déploiement nécessite de gros investissement car un nouveau réseau doit être monté de toutes pièces entre le domicile et les centraux téléphoniques.

 

Des débits plus élevés offrent de nouvelles possibilités. On en retiendra quelques unes : vidéos haute définition en temps réel, voix sur IP à plusieurs dans un même foyer, sauvegarde de données "Hors site"...

Je ne m'étalerai pas trop sur la fibre optique, un petit guide disponible sur le site de l'ARCEP, très bien fait, s'en chargera pour moi.

Le satellite est une alternative pour les campagnes reculées, mais les volumes de données échangeables restent restreints.

3. La philosophie du réseau en terme de sécurité et d'accés aux données, le rôle du serveur.

Il y a quelques années, les machines et les données à gérer se multipliant chez moi, je me suis rendu compte qu'il y avait un net besoin de centralisation. La folie des partages sur les ordinateurs, le souk quant à la gestion des sauvegardes. On s'en accomode, car les services rendus sont là, mais on prie pour qu'un jour, tout se simplifie. Et là, Microsoft est arrivé avec un produit miracle, ou presque : Windows Home Server. Cela a eu un écho dans ma petite tête. En étudiant les caractéristiques du produit, je me suis dit que je tenterais bien le coup.

HP MediaSmart Server.

Le HP MediaSmart Server est un serveur autonome conçu pour Windows Home server. Petit, robuste, silencieux et économe en énergie. Chaque lumière symbolise l'état d'un disque dur du système.

 

Windows Home Server, basé sur Windows Server 2003 R2 Small Business Edition, est un produit bien singulier. Conçu pour être le système d'exploitation d'un serveur "headless", il joue sur la simplicité d'utilisation pour s'immiscer dans les foyers tout en affichant des possibilités dignes d'un OS serveur professionnel.

Exemple de réseau avec Windows Home Server.

Windows Home Server s'inscrit naturellement dans un réseau domestique, mais il supporte aussi les MAC, la PS3....

 

Pour résumer, Windows Home Server permet, à partir d'une console d'administration claire et accessible de :

  • Sauvegarder et gérer les sauvegardes de tous les ordinateurs Windows et Mac OSX du réseau. Ceci de manière incrémentielle, automatique, autonome. Toutes les semaines, la base de données de sauvegarde est nettoyée pour garder : les 3 sauvegardes journalières, 3 sauvegardes hebdomadaires, 3 sauvegardes mensuelles.
  • Gèrer les documents de manière centralisée et sécurisée : Le serveur offre un pool de stockage permettant de créer des partages ciblés dans leur utilisation (documents ; vidéos ; musique) ou non. Chaque partage voit son accés régit par les sécurités NTFS. Finis les documents qui se baladent partout. Où que l'on soit dans le réseau, on sait où tout trouver. Le dossier "mes documents" du profil utilisateur est idéalement déplacé vers "\\WHS\utilisateurs\nom de l'utilisateur".
  • Gèrer les utilisateurs du réseau, et les autorisations qui leur reviennent sur les partages, indépendamment de la machine de connexion.
  • L'accés à distance aux documents via une interface web sécurisée (HTTPS chiffrée AES 256 bits). Le téléchargement et l'envoi de documents sur le serveur se fait de n'importe où, pour peu que l'on ait le droit de le faire (option de profil utilisateur sur le serveur conditionnée par l'utilisation d'un mot de passe fort).
  • L'accés à distance aux ordinateurs du réseau via prise de contrôle à distance. Il faut cependant que le système cible le gère (Editions professionnelles de Windows XP ; Vista ; 7).
  • Gestion des disques durs origniale via pool de stockage. Cette technologie logicielle permet de mettre des disques hétérogènes dans un même ensemble sans compromettre la vitesse, la fiabilité ou encore l'espace total obtenu. Enlever ou ajouter un disque (panne ou expansion du volume de stockage) se fait facilement. Le système gère la réplication des données sur plusieurs disques de façon transparente. Certains partages peuvent être exclus (par exemple, le téléchargement de démos de jeux) pour ne pas gaspiller l'espace disque.
  • Des API qui permettent à la communauté de créer des add-ins compatibles Windows Home Server pour en multiplier les possibilités.

Il faut aussi noter qu'il est aisé d'exploiter les autres possibilités de Windows Server 2003 comme IIS. Cela fait de WHS un produit de choix pour le geek, sans (trop) se prendre la tête. La communauté très active de We Got Served est un bon point de départ pour se renseigner.

Avec un minimum de paramétrage, on a accés à toute la puissance de Windows Server 2003.

Sans compter la possibilité de prendre le contrôle d'une session normale à distance, la console Windows Home Server peut être personnalisée pour héberger des raccourcis directs vers les composants de Windows Server 2003 ou des applications installées par l'utilisateur...

 

D'autres solutions existent, équivalentes ou non, notamment dans le domaine du libre, mais je dois avouer ne pas être très au courant de ce qui s'y fait. Mais je ne doute pas qu'on peut arriver à quelque chose d'approchant, sans bourse délier ;)

Linux

Il est tout à fait possible de se mitonner une distribution linux pour faire un serveur domestique. Certaines technologies seront absentes, mais en mettant profondément les mains dans le cambouis, il est possible d'approcher le résultat Windows Home Server sans bourse délier.

 

Le rôle le plus important pour le serveur reste, à mes yeux, la sécurité des données, tant à l'encontre des actes malveillants que de la sécurité purement matérielle/logicielle. Un serveur domestique a de multiples avantages à offrir à ce niveau. La gestion d'autorisations via les droits NTFS, accompagnée de mots de passe forts (obligatoire si l'on souhaite pouvoir accéder aux données de l'extérieur) est déjà une première sécurité. Pour les plus paranoïaques, il est évidemment possible de désactiver l'accés à distance (ou plutôt, de ne pas l'activer) et de cacher le serveur au reste du monde.

La deuxième composante de la sécurité, et c'est celle qui prend tout son sens chez un particulier, peu exposé aux attaques informatique, c'est la pérennité des données d'un point de vue physique. De plus en plus d'études (et l'expérience, depuis longtemps) montrent que les supports informatiques ont un GRAVE problème de fiabilité dans le temps. Personnellement, cela fait des années que je ne fais plus confiance aux supports optiques (CD, DVD, etc...), même les supports non pas gravés, mais pressés par l'industrie ne sont pas épargnés. Des CD-audio/DVD-Vidéo/disques comportant des logiciels, exempts de rayures et illisibles à cause de l'oxydation, ça existe, et c'est de plus en plus fréquent. Même parfois neufs (la baisse des prix des supports se fait aussi en tirant sur la qualité).

Disque optique oxydé.

Les supports de stockage optiques, qu'ils soient gravés ou pressés, subissent les outrages du temps. Vantés par les industriels comme éternels il y a 15-20 ans, ils s'avèrent en réalité la proie rêvée des doigts indélicates et de l'oxydation.

 

Un bon administrateur informatique sait que la sauvegarde la plus fiable est la sauvegarde sur bandes, à condition de réécrire la bande régulièrement (sinon, elle peut se détériorer sans qu'on le sâche). La sauvegarde sur bandes coûte très cher. Pour un particulier, la sauvegarde sur disques durs reste ce qui est le plus abordable. En outre, quand un disque lâche, on s'en rend compte très rapidement. Et quand on fait des sauvegardes très régulières, il y a peut de chances que le disque de sauvegarde lâche au moment où on en a besoin pour... restaurer.

En fait, un système typique WHS, composé de plusieurs disques avec réplication, accompagné d'une sauvegarde hebdomadaire sur disque dur (externe pour n'avoir à l'allumer qu'au besoin) offre des garanties de fiabilité déjà très importantes.

Gestion du stockage Windows Home Server.

On voit clairement sur l'onglet de gestion du stockage Windows Home Server que l'ensemble des disques est assemblé dans un gros volume ou poool de stockage où les données (en jaune) se trouvent répliquées (en orange).

 

Personnellement, j'utilise actuellement cette solution. Mais pour le foyer du XXIème siècle, j'ajouterai un autre type de sauvegarde : La sauvegarde hors-site. Typiquement, il s'agit de recopier les données (les plus importantes, ou en totalité) chez un tiers de confiance, les serveurs communicant via une liaison VPN (réseau privé virtuel, comme Hamachi²), régulièrement. Mon serveur actuel restera chez mes parents, l'apartement aura le sien. Toutes les nuits, sauvegarde crosiée différentielle (on ne copie que ce qui est modifié pour limiter les volumes de transferts). Et chazam ! On est paré au pire. Cambriolage, incendie... Invasion d'extra-terrestres ? P't'être pas en fait, faudrait trouver une solution !

Diagramme physique des sauvegardes

Une stratégie de protection des données qui se doit d'être robuste.

Vous me prenez pour un dingue avec ma collection de ceintures et de bretelles ? Faisons le calcul : Données stockées et répliquées sur le serveur en temps réel. Toute les semaines, sauvegarde sur un disque externe. Toutes les nuits, sauvegarde hors-site. Demandez-vous aussi, si vos données ne le valent pas ? Pièces administratives dématérialisées, photos de vacances, vidéos de vos gosses qui grandissent...

Pour ceux qui refuseraient d'investir dans une usine à gaz (double serveur et tutti quanti, même si c'est mutualisé), il existe des solutions de stockage en ligne, gratuites ou payantes. Il faut juste, alors, accepter de faire confiance à un tiers qui est une société (Windows Live Skydrive ; Neuf Giga ; etc...).

Note : pour toutes les sauvegardes automatiques/manuelles sur disque dur externe/réplication hors-site, j'utilise le logiciel Syncback en version freeware.

4. La diffusion des média dans la pièce de loisirs

Pièce centrale dans l'expérience ludo-informatique, le salon/salle de séjour, ou salle de loisir, selon votre choix, va être l'endroit rêvé pour installer ce qui se fait de mieux en terme d'image et de son, pour en prendre plein les yeux et les oreiles. Gare aux voisins (pour le son).

A. L'image

De nos jours, le choix d'un diffuseur est devenu une gageure. Entre les différentes normes de connectique, de signaux (audio et vidéo) et les types même de diffuseurs, il est difficile de s'y retrouver.

Sâchez une chose, toutefois : le mieux est rarement l'ennemi du bien. Assez souvent, les diffuseurs les plus haut de gamme sont ceux qui résisteront le plus longtemps à l'évolution des normes. Au jour d'aujourd'hui, le HDMI est totalement incontournable et plus il y a de prises disponibles, mieux c'est. Avoir quelques entrées YUV ; S-VHS ; composite ; voire péritel, sont un plus.

Je vais plutôt m'attarder sur le choix du type de diffuseur (il existe de très bons guides sur Internet pour savoir quoi choisir précisément dés que l'on est fixé sur le type de diffuseur, justement). En fait, si je m'attarde sur ce choix, c'est parce que j'aurais tendance à bousculer l'ordre établi du tout télévision. Je ne veux pas dire par là qu'un écran de télévision n'a plus sa place chez soi, mais, qu'on peut avoir mieux, ou tout du moins, complémentaire, à cet écran.

Sanyo PLV Z4000

Sanyo PLV Z4000. Projecteur Full HD haut de gamme, version réactualisée du Z3000, il constitue un haut de gamme confortable. son petit frêre, le Z800 constitue un moyen de gamme tout à fait convenable. Généralement, un projecteur de 2 ans donnera aussi des résultats plus que probants.

 

Cela fait maintenant 3 ans que je vis la vidéo projection, sans avoir de TV, et je dois dire que cette dernière ne me manque pas. Ceci étant, il y a des contraintes à connaître :

  • Tout d'abord, et c'est le gros inconvénient d'un projecteur, on ne peut pas regarder confortablement quelque chose sans être dans le noir ou au moins dans la pénombre, si la qualité d'image n'est pas prioritaire (Journal télévisé).
  • La projection nécessite un peu de préparation (déployer l'écran ; fermer les rideaux ; les lumières...).
  • La nécessité de remplacer la lampe régulièrement (entre 2.000 et 5.000 heures suivant les projecteurs et l'utilisation).

Vidéoprojection

Exemple de vidéoprojection dans un studio de 45m² réalisé dans les combles. Le projecteur est suspendu par un support adapté à la ferme de la charpente.

Détaillons un peu et réfléchissons donc sur ces points gênants des projecteurs : Le fait de regarder quelque chose dans le noir peut paraître rédhibittoire, notamment quand on envisage d'utiliser le projecteur pour toute diffusion. Or, rien n'empêche, en fait, de seconder le projecteur d'une petite télévision d'appoint. Le projecteur sert pour le grand spectacle (films ; jeux ; documentaires où l'image est importante ; concerts ; retransmissions sportives...) et on peu réserver une petite TV, pas forcément de grande taille ni haut de gamme pour le reste : météo ; Journaux télévisés ; séries ; variétés.... En gros, la TV sert pour le vulgus ordinaris, le projo, pour tout ce qui en met plein la vue.

Le teaser d'Halo 3

Un projecteur, même non calibré en impose par la taille de son image. Une fois qualibré, c'est encore plus impressionnant.

Ca résoud tout de suite les trois points dans la mesure où quand on regarde quelque chose "à grand spectacle", de toute façon, on s'isole, se prépare. Ne reste donc, pour les programmes regardés en dilettante, qu'à se rabattre sur la TV. Accessoirement, ça "économise" la lampe du projecteur. Il faut savoir qu'une lampe durant 3000h, c'est 3 heures pendant 1000 jours. ça veut dire plus de 1000 films tous les jours en près de 3 ans. ça fait, pour une lampe vendue entre 300 et 500€, entre 10 et 14 cents par film. A la limite négligeable...

Vous allez me dire : oui, mais c'est cher d'avoir les deux. Moi je répondrai : gardez la vieille TV au lieu de simplement la changer (sauf si elle est morte). Le fait qu'elle soit dépassée vous importera beaucoup moins.

On trouve de bons projecteurs dans les 1500€, soit le prix d'une grosse TV. On peut mettre plus, le gain de qualité sera là, mais il y en a réellement pour toutes les bourses. Quant à l'écran, un projecteur peut très bien se satisfaire d'un mur peint en blanc avec une peinture spéciale (trouvable pour moins de 100€ le pot en magasin de bricolage). L'écran, surtout s'il est motorisé, est un luxe que l'on peut s'offrir... Plus tard !

Un mur dédié à la projection ? Il n'y a pas plus furtif...

Peindre un mur avec une peinture blanche dédiée à la projection permet de concilier discrétion, très grande taille d'image, et prix modique.

 

Alors, la vidéoprojection ? Génial ? Je serais tenté de dire : oui. Je ne reviendrai pas en arrière. Je n'ai pas de TV, j'ai la chance d'avoir une compagne qui partage mon dégoût des journaux TV, séries, jeux télévisés et variétés. Bon, un jour, on en achètera peut-être une petite. Mais en attendant, ce n'est pas au programme. Elle m'a devancé lors de la visite de l'appartement pour exprimer ses souhaits de placement de l'écran (et donc, de façon implicite du projecteur).

Pour le choix en lui même du projecteur, j'aurais tendance à privilégier certains critères :

  • La facilité de placement. Mine de rien, à moins d'avoir une salle dédiée à la projection, il est quasiment impossible de positionner le vidéo projecteur dans l'axe de l'écran. La conséquence directe est qu'il faut alors décaler l'image. Sur les anciens projecteurs, cela revenait à utiliser Keystone avec l'inclinaison du projecteur. Dorénavant, et si les possibilités de placement sont limitées, il est impératif de prendre un appareil doté du lens-shift. L'appareil arrive alors à décaler la projection de l'image, selon certaines limites, mais qui sont bien souvent suffisantes pour balayer d'un revers de main tous vos petits soucis. SANYO propose un calculateur de placement en ligne. Il est, cependant, limité aux projecteurs de la marque.
  • La qualité de l'image. Et là, on a affaire à des faux amis, avec les projecteurs. Il ne faut pas se fier à la qualité "sortie du carton". Comme pour beaucoup de diffuseurs (téléviseurs, enceintes, etc...), pour avoir la meilleure image possible, il faut passer par une étape de calibration. Le succés de l'opération dépendra alors de la finesse des réglages disponibles sur l'unité, et de sa patience. Il est possible d'obtenir une image relativement fidèle sur un appareil doté de nombreux réglages rapidement. Les puristes feront appel à une sonde pour affiner leur calibration. Les taux de contraste, piqué, etc, sont généralement très bons. Départager les différents appareils est souvent une affaire de goûts.
  • La technologie : Tri-LCD, Tri-tube (de plus en plus rare), ou DLP, sera surtout fonction de vos contraintes. Le DLP est globalement plus onéreux et n'autorise que très rarement le lens-shift. il est donc à réserver à une salle dédiée. Le DLP a aussi pour inconvénient de provoquer des artéfacts visuels vus uniquement par une partie de la population, l'efffet arc-en-ciel. Personnellement, je recommanderais du Tri-LCD, étant donné qu'il est plus simple d'implanter un projcteur doté de cette technologie, et que la qualité d'image est réellement devenue bonne. Même si, il faut l'avouer, le DLP offre des noirs plus profonds. Le tri-tube est pour sa part pratiquement abandonné, très coûteux et très délicat.
  • La connectique : Mine de rien, pour les appareils de home-cinéma, ce problème se fait de moins en moins sentir. il est courant d'avoir plusieurs entrées HDMI, YUV, etc... sur un même appareil.
  • La possibilité de projeter en format cinémascope (2.35:1) ou d'adapter une lentille de projection 2.35:1 sera appréciée par les puristes.
  • Le prix. On trouve des projecteurs corrects à partir de 1.000€. On en trouve des presque parfaits à 10.000€. C'est une affaire de bourse. Et il faut quand même un peu tenir compte du prix des lampes.

Calculateur de projection.

Certains constructeurs fournissent un outil permettant de calculer les différents paramètres de la projection (taille de l'image, position de l'écran, du projecteur) pour peu que vous vous munissiez des dimensions de la future pièce de projection.

Le cas de la Wii : Avoir une Wii avec un vidéoprojecteur est tout à fait possible ! Il faudra juste résoudre le problème de distance entre la sensor bar et la console, la première devant être sous l'écran, et la seconde, ailleurs, avec les autres appareils. Il existe plusieurs solutions : placer la Wii et tous les autres appareils près de l'écran et donc avoir de longs câbles vidéo, rallonger à la barbare le fil de la sensor-bar (attention, les conducteurs sont fins !), acheter une version sans fil (alimentée par piles) de la barre, se la bricoler soi-même... Ou utiliser... Deux bougies ! (attention, ici, ça peut être dangereux !) En fait, le fonctionnement est simple, la sensor bar n'est qu'un boitier doté de deux groupes de LED qui font un repère visuel pour les wiimotes (qui contiennent un capteur infra-rouge). Le fil la reliant à la console ne sert qu'à alimenter la barre.

Dernière recommandation : Ne vous mettez pas dans le champs de projection et l'immersion sera totale Cool

Mini sensor bar sans fil.

Une des solutions pour jouer avec la Wii sur vidéo projecteur : la sensor-bar sans fil !

 

B. Le son

Ici, les solutions sont plus que multiples. Le mot d'ordre étant de rendre justice à l'image. Inutile de sortir l'artillerie lourde si on regarde un film sur un timbre poste. A l'inverse, avoir un système asthmatique avec une diagonale d'écran importante sera décevant. Le tout est de trouver la bonne combinaison, et ce, en n'oubliant pas qu'autour, il peut y avoir des voisins.

On peut donc choisir d'opter pour différents types de systèmes "Home-Cinéma":

  • La barre/projecteur de son elle arrive à recréer une ambiance Home-Cinéma à partir d'un système compact, prenant peu de place. Ses avantages sont évidemment l'encombrement réduit, les câbles limités au strict minimum. Le rendu est convaincant même si il n'atteint pas la qualité d'un Home-Cinéma classique multi-enceintes, ni ses capacités en connectique.
  • La "chaîne" Home-Cinéma. Ou encore appelé kit complet, a l'avantage d'être une solution clé en main proposant un amplificateur doté d'entrées intéressantes, et, en principe, un ensemble voie centrale, satellites et caisson de basses homogènes. La réalité est que trop souvent, les gens achètent le premier prix et se retrouvent avec un système faiblard, mal équilibré, et dont les enceintes saturent au moindre coup de feu. Le pire étant de choisir un kit comprenant un lecteur DVD, il n'est pas rare que dans ces cas là, il n'y ait pas grand chose comme entrées et que l'on se retrouve condamné à n'avoir du son multicanal que pour les DVD... Attention, de nombreux kits ont un amplificateur que l'on peut difficilement réutiliser avec d'autres enceintes. Seul avantage ? Un prix souvent plancher. Mais pas toujours.
  • Le Home-Cinéma à la carte. Cette solution est celle qui donnera les meilleurs résultats. Facilement onéreuse, requérant un minimum de compétences ou de conseil dans le choix des composants, elle permet cependant d'obtenir une installation réellement homogène, dimensionnée aux petits oignons selon ses besoin, et est clairement évolutive.
  • Naguère une solution viable, aujourd'hui, se rabattre vers un kit son de PC devient une mauvaise idée. Autant il y a quelques années, les kits les plus puissants rivalisaient avec des ensembles Home-Cinéma corrects, autant aujourd'hui, il est navrant de constater que la qualité décline. Des kits comme les Cambridge Soundwokrs Megaworks et Gigaworks, respectivement 5.1 et 7.1, pour une puissance affichée maximale de 550 et 750W RMS (crête) n'avaient pas à rougir, surtout en prenant en comtpe leur prix. Ils prenaient toute leur justification en étant couplés à un décodeur externe tels que le DDTS-100 (plus produit) de Creative. Ce décodeur, doté de nombreuses entrées analogiques et numériques, permettait à ces enceintes PC d'être connectées à un PC doté d'une carte son haut de gamme, mais aussi aux consoles de nouvelle génération, un démodulateur satellite, etc... Cette configuration est la mienne encore actuellement et me permet de profiter d'un son immersif et particluièrement musical. (Gigaworks qui me permettent largement de sonoriser... Le quartier). Le jour où mon kit rendra l'âme, je serais obligé de passer sur un véritable ensemble Home-Cinéma.

A système multicanal correspond un certain nombre d'enceintes : 5 à 7, épaulées d'un caisson de basses. Il faut bien réfléchir à leur placement afin d'équilibrer le son par rapport au spectateur.  Les système haut de gamme permettent d'étalonner le son pour le rendre le plus propre possible. Les systèmes les plus haut de gamme le font automatiquement au travers de l'utilisation d'un micro à placer au centre de la zone d'écoute/visionnage.

C. Les sources

Je ne m'étendrai pas trop, car ici, ce sera affaire de goûts. Sâchez toutefois que dans votre pièce de loisir, vous pourrez connecter de nombreux appareils à vos diffuseurs :

  • Ordinateur : Jouer ; diffuser des vidéos ; des films (Blu-Ray ; DVD selon l'équipement) ; musique...
  • Lecteur Blu-Ray ; DVD ; magnétoscope...
  • Démodulateur satellite ; câble, etc...
  • Enregistreur multimédia...
  • Récepteur DLNA (qui récupèrera du contenu servi par votre serveur ; votre ordiateur)...
  • Consoles : XBox 360 ; PS3 ; Wii ; et toutes les consoles d'anciennes générations...

A noter que pour utiliser un PC comme périphérique de jeu sur vidéoprojecteur, il est recommandé d'avoir un clavier et une souris sans fil, ou à défaut, d'avoir des prolongateurs USB amplifiés. Pour ma part, mon Logitech G15 est sur un prolongateur USB de 5m, et la souris, une Logitech MX Revolution, voit son récepteur radio branché sur l'un des ports USB du clavier. Crysis sur 2m de diagonale, ça déchire !

5. La distribution des médias dans toutes les autres pièces.

D'une manière générale, pour diffuser les média dans les autres pièces, on pourra s'appuyer sur deux approches. L'approche lourde qui consiste à installer un ordinateur dans la pièce cible, et la légère qui consistera à n'installer qu'un récepteur DLNA ou assimilé.

La version lourde est à privilégier dans le cas d'une chambre d'ado, un bureau. En effet, l'ordinateur y trouvera sa place pour plein de raisons. Et finalement, on est ici en face d'un scénario très classique sur lequel je ne m'étendrai pas.

En revanche, il est des pièces, comme la chambre parentale ; la salle de bain ; la cuisine, où la diffusion sera essentiellement musicale. Couramment, on aura quand même envie d'installer un cadre photo. Rarement on pensera à diffuser des vidéos. Il n'y a guère que la cuisine où l'on souhaitera peut-être avoir accés à la richesse d'internet pour faire la cuisine. Nous y reviendrons plus loin, en attendant, nous allons nous pencher sur les récepteurs DLNA.

Il y en a de nombreux types, allant du radio-réveil, à la mini chaine voire à l'élément de chaîne hifi. Leur caractéristique principale est de se connecter au réseau domestique et de pouvoir accéder aux contenus servis soit chez vous, soit sur Internet.

Il y a cependant un système qui a retenu mon attention de part sa richesse, sa flexibilité. C'est le système Squeezebox de Logitech.

SqueezeBox Touch

Le SqueezeBox Touch se raccorde à un des haut-parleurs ou une chaîne hifi. tactile, il peut aussi servir de cadre photo numérique.

 

A la base, une Squeezebox, c'est une radio qui se connecte au réseau, donc, à Internet. Grâce au portail Squeezebox, on s'abonne à des radios gratuites, ou payantes. Une très large majorité d'entre elles sont gratuites, notamment toutes les radios Shoutcast.  Ca, c'est la base de l'écosystème. Là où cela commence à devenir franchement intéressant, c'est que la Squeezebox de base a été déclinée dans de multiples versions, certaines, toujours autonomes, mais avec un écran couleur permettant l'affichage des pochettes de disques, photos, d'autres, se séparant des haut-parleurs et devenant des éléments de chaîne Hi-Fi, jusqu'au boitier maître permettant de piloter chaque appareil dans votre réseau.

Un autre composant venu se greffer récemment dans l'écosystème est le Squeezebox Server. Disponible pour de nombreuses plateformes, dont Windows Home Server, avec lequel il s'intègre directement, permet de décupler les possibilités d'écoute musicale :

  • Gestion à partir d'une console Web de tous les paramètres de lecture.
  • Gestion des abonnements aux radios.
  • Gestion de la librairie de musiques locales. (toute votre discothèque est alors directement accessible).
  • Streaming de la musique vers les Squeezebox ou vers tout PC faisant tourner le logiciel SoftSqueeze (Squeezebox logicielle) ou Winamp. 
  • Pilotage indépendant ou synchronisé de la lecture sur toutes les Squeezebox à partir de l'interface Web (Qui joue quoi : playlist, morceaux, etc...).
  • Gestion du volume centralisée (Synchronisé, ou indépendant).
  • Gestion des alarmes et réveils (chaque Squeezebox peut être réveillée avec ses paramètres propres, à son heure propre).

Squeezebox Server et SoftSqueeze sont suffisants pour profiter de l'expérience Squeezebox, pour peu que l'on ai assez d'ordinateurs sous la main ;)

SqueezeBox server et SoftSqueeze

Ici, nous découvrons l'interface web de SqueezeBox Server (dans une instance Google Gears qui englobe un site web dans un environnement d'exécution dédié), SoftSqueeze et la partie du serveur sur Windows Home Server. notez que les pochettes n'apparaissent pas car j'ai encore énormément de boulot sur ma collection musicale pour la mettre en forme.

 

Mais ce qui est intéressant, c'est de pouvoir installer des boitiers "partout", et de pouvoir les gérer un peu tout comme on le souhaite. Imaginons les possibilités :

Vous êtes chez vous, c'est la journée du grand nettoyage, les gosses sont enfermés dans leur chambre, chacun écoute ce qu'il souhaite grâce à leur Squeezebox, ou leur PC avec SoftSqueeze installé, en accédant à l'interface web. Vous, vous allez et venez de pièce en pièce, fièvreusement entraînés par la musique. Julien, l'aîné, écoute du Rammstein en boucle, Claire, la cadette, écoute une Shoutcast Radio de World Music... Ils sont autonomes. Et vous, vous avez pris soin de demander à Squeezebox Server de piloter l'ensemble des boitiers du reste de la maison pour qu'ils diffusent uniformément du Prodigy (oui, j'aime faire le ménage sur du Prodigy, mais aussi du AC/DC, etc...). L'intéret est évident : inutile de faire gueuler la chaîne dans le salon pour pouvoir entendre votre musique où que vous soyez dans la maison (les gosses ils feront leur ménage seuls).

Autre exemple : grâce à Squeezebox Server, vous pourrez piloter l'heure de réveil de toute la maisonnée, pièce par pièce.

Un système parfait ? Peut-être pas. Mais bien intéressant.

Et pour la cuisine ? Pourquoi ne pas envisager d'installer un Tablet PC tactile, avec SoftSqueeze ou Winamp....

6. Les autres rôles et choix du serveur

A. Ce qu'on peut encore faire avec un serveur à la maison...

Dans le sens "en plus de ce que fait Windows Home Server par défaut". Car, c'est un fait, un système clés en main n'interdit pas forcément d'en faire plus que prévu. Les nombreux add-in fournis par la communauté d'utilisateurs et les sociétés en attestent. Le serveur peut tout à la fois devenir :

  • Serveur Web
  • Serveur de mails
  • Serveur FTP
  • Gestionnaire de téléchargements
  • Serveur de bases de données (ça c'est pour les développeurs en herbe qui veulent gérer un inventaire quelconque, par exemple)
  • Enregistreur numérique (il suffit de l'équiper des cartes d'acquisition adéquates)
  • Pare-feu
  • Proxy
  • Serveur de jeu(x) soit pour le local, soit pour l'extérieur
  • ...

Les possibilités sont infinies et ne dépendent finalement que de votre imagination, et des ressources du serveur...

B. C'est bien beau tout ça, mais je choisis quoi comme serveur ?

Je vais essayer de faire simple, car après tout, ça ne doit pas être le plus important à vos yeux.

Ils vous faut une machine fiable, dont la rapidité est adaptée à vos besoins, et que le sous-ensemble disque soit correctement dimensionné.

Typiquement, vous pouvez vous orienter vers une solution clés en main (Des machines comme la série HP MediaSmart Server 4XXX embarquent Windows Home Server) qui, si elle n'offrira pas une grande souplesse sera adaptée aux fonctionnalités de base.

Ensuite, si vous voulez avoir un serveur polyvalent, vous pouvez vous orienter vers une machine puissante (mon prochain serveur sera un serveur assemblé architecturé autour d'un Xeon quad core, 4Go de mémoire, et au moins 250Go + 2 x 1To de disque).

Vous pouvez aussi vous orienter vers la réutilisation d'une vieille machine que vous modifierez en conséquence. Il y a 2 ans 1/2, j'ai choisi de réutiliser un Athlon XP 1800+ doté d'1Go de mémoire. J'y ai rajouté deux cartes Serial ATA en PCI, deux disques de 500Go. C'est mon serveur actuel

Notez que le serveur, une fois configuré, se pilote via une console d'administration. Il n'y a donc besoin que de brancher la prise réseau, et le cordon d'alimentation. Le reste (écran, clavier, souris) ne sera à ressortir qu'en cas de gros problème.

Veuillez aussi à tenir compte du fait que la machine va fonctionner 24h/24, il sera donc intéressant d'opter pour une machine économe en énergie, et discrète dans son focntionnement.

Home Server Medion

Les constructeurs rivalsent d'audace pour proposer des serveurs domestiques agréables à l'oeil tout en garantissant une fiabilité maximale.

Conclusion

Arrivé à ce niveau du dossier, vous devriez être en mesure d'émettre votre propre opinion sur les bénéfices qu'apporterait une installation "full réseau" chez vous. Et là, ça devient un choix personnel, un choix à établir en fonction des avantages, des contraintes, et surtout, des possibilités physiques et pécuniaires qui vous sont offertes.

Quoiqu'il en soit, ce dossier, que j'espère avoir été utile, sera suivi de plus petits articles et brèves qui le complèteront.

Il faudra aussi suivre les évolutions de Windows Home Server 2 (Vail), basé sur Windows Server 2008, qui promet d'être encore plus abouti, ainsi que toutes les nouveautés multimédia/domotiques à venir.

Un prochain article parlera aussi du choix d'un onduleur, garant de la protection électrique de votre matériel. Et donc, de vos données.

MagicSim

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  • profile
    Jérôme le 17 avril 2015

    Article très instructif! Dans votre article vous parlez de Windows Home Server, ça a l’air intéressant, mais s’il est basé sur Windows Server 2003, est-ce ça a beaucoup évolué depuis?

    Pour un usage à la maison, c’est vrai qu’au fil des années, on accumule des ordinateurs, et des données, alors centraliser tout ça, tout en recyclant le vieux matériel informatique c’est une excellente idée !

    Pour un accès depuis l’extérieur, il faut impérativement avoir une bonne connexion internet, non? Si le débit ne suit pas, c’est très limité dans ce cas, non? Car c'est bien beau les clouds persos accessibles à distance, depuis n’importe où… mais il faut une bonne connexion.

    Enfin, je me trompe peut-être, non? Que peut-on faire comme serveur domestique avec du bas débit, dans le cas d’un accès depuis l’extérieur?

    Sinon l’idée de l'article est très séduisante! Mais mais je n’ai malheureusement ni la fibre optique, ni le VDSL.

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  • profile
    Zatras le 16 avril 2015

    Effectivement! Avec un Raspberry Pi 2, il y a de quoi faire! C'est un sujet qui me plait beaucoup! L'utiliser comme serveur peut être très intéressant, et de plus il est très peu couteux! (35/45 € la machine!).

    Je viens d'ailleurs d'apprendre, aussi surprenant que cela paraisse, que Windows 10 est prévu sur la framboise!
    Il serait d'ailleurs gratuit pour les développeurs !

    Surprenant car le Raspberry a un processeur ARM, or Windows, jusqu'à présent ne tourne il me semble que sur du x86 (Intel & AMD). Bref bonne nouvelle!

    Pour faire echo aux Clouds du moments, on peut aussi envisager un serveur libre comme OwnCloud (un équivalent de DropBox). Je n'ai pas testé pour voir au niveau des performances sur un Raspberry Pi.

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  • profile
    LeChuck le 14 avril 2015

    Il faut tout de même avoir un certain courage pour mettre en place et maintenir une telle infrastructure réseau à titre personnel: que ce soit niveaux serveurs ou logiciels.

    Car à l'heure du tout sans fil: WiFi, BlueTooth, AirPlay ou encore Chromecast, Miracast, etc...!, et de la centralisation des données via les clouds : Microsoft Cloud, iCloud pour Apple, ou encore DropBox, etc..! Ca allège quand même beaucoup la maison de câble RJ45 et autres switchs & serveurs!

    J'étais auparavant à tout vouloir câbler, mais maintenant avec le Wi-Fi, j'ai quasi abandonné le bon vieux câble réseau.

    Mais c'est vrai qu'une fois que ça tourne, et que tout est en place: un petit serveur perso c'est très cool!

    Maintenant... je serais curieux de voir ce qu'il serait possible de faire d'équivalent avec un un petit Raspberry Pi !

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  • profile
    MagicSim le 21 juin 2010

    Tuxsmouf > Tu as tout à fait raison : au delà du côté purement pratique, avoir un vrai réseau chez soi permet de faire ses armes, de garder contact avec les technologies réseau. En tout cas, merci de participer et de proposer ton aide ;)

    Fireangel > Tu as pas mal de matériel à protéger dis donc... Je pense que tu seras très juste avec un seul onduleur.... 700Va, c'est vraiment chiche : tu risques de te retrouver avec un temps d'autonomie très court, ne donnant même pas le temps au serveur de s'arrêter proprement. En fait, tout dépend de la consommation réelle de la machine. Pour information, un onduleur de 1000VA ne délivre que 700W environ. Après, c'est sûr que ta machine ne consommera jamais 1000W, mais l'idéal serait de connaître la puissanc emaximale qu'elle tire sur le réseau EDF en charge.

    Concernant la marque, je partirai plutôt sur du EATON (anciennement Merlin Gerin). La raison en est qu'APC produit des onduleurs qui nécessitent des prises américaines, pour la plupart (les prises que l'on trouve en entrée des blocs d'alim). ça devient vite le cauchemar dés lors que l'on souhaite brancher un adaptateur secteur....

    D'une manière générale, je ne peux réellement conseiller de modèle, ça dépend du budget, mais saches qu'il faut être large concernant la capacité, et qu'une connexion USB avec gestion de l'onduleur par la machine est plus qu'appréciable : l'onduleur prévient la machine quand le niveau d'énergie tombe trop bas, et celle-ci s'arrête proprement.

    Les onduleurs et parasurtenseurs feront l'objet d'un futur article....

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  • profile
    fireangel le 18 juin 2010

    Bonjour, je dois m'équiper d'un onduleur pour protéger mon installation, et dans l'immense choix proposé, il m'est difficile de voir les éventuelles grosses différences entre chaque produit.

    Je vois que la marque APC est réputée et donc pourquoi pas partir sur cette marque là, mais vu le choix que la marque propose pour les mêmes puissances parfois, j'ai besoin d'aide ...

    Pour commencer, la matériel à protéger :
    - un serveur HP ProLiant ML350 G5, son alimentation fournit une puissance max de 1000 w
    - un moniteur 17"
    - une sauvegarde sur disque dur externe
    - modem/routeur Netgear DG834N
    - plusieurs switch Netgear GS105

    Il faudrait qu'il y ait une autonomie suffisante pour le serveur, moniteur, sauvegarde, et le reste du matériel le protéger électriquement... et pourquoi pas protéger les lignes RJ11 et RJ45 tant qu'à faire

    J'avais vu le modèle "APC Back-UPS ES 700" qui fonctionne sur ce principe, qui peut être pas mal pour mon PC perso qu'en pensez vous ? mais après concernant le serveur et l'équipement dont je parle plus haut, je ne pense pas que niveau puissance celà suffise ...

    Merci d'avance pour votre aide !

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  • profile
    tuxsmouf le 17 juin 2010

    Monter son reseau chez soi, penser à la securité, administrer son ou ses serveurs, c'est très formateur et pis ça occupe un moment :D

    Si y a des gens qui veulent s'y mettre, je propose aussi mon aide côté linux niveau serveur.

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  • profile
    MagicSim le 16 juin 2010

    Bonjour Freddy ! Je serai content de partager ma maigre expérience. Je tiens au passage à dire que je suis ouvert aux demandes pour certains développements. J'ai couvert pas mal de choses, j'ai du en survoler. ça peut aussi être utile de cibler en fonction de vos attentes. Merci !

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  • profile
    Freddy le 15 juin 2010

    Bravo et merci pour ce dossier très instructif sur l'élaboration d'un réseau domestique moderne!

    Ce dossier est fort intéressant pour qui veut aménager comme moi un réseau local à l'échelle de son domicile tout en privilégiant l'intégrité des données, leurs sauvegardes, la sécurité et l'accessibilité des données via VPN pour être ouvert sur Internet!
    En tous les cas, je vois qu'il y a de quoi faire dans ce domaine pour qui veut faire une bonne installe.
    Je ne manquerai pas de revenir voir vos prochains articles sur le sujet.

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